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L'éco-geste du mois: Chauffage au bois: un bois très sec optimise le rendement

En France, la combustion de la biomasse (feux de cheminée, brûlage des déchets verts, chauffage au bois) contribue à  l’émission de particules fines  à hauteur de 27% en moyenne.Se doter d’un équipement de combustion performant (insert, poêle, chaudière) est indispensable pour réduire ces émissions mais ne suffit pas. La qualité du combustible est primordiale. Un bois humide brûle mal. Il ne se contente pas d’encrasser rapidement le conduit de cheminée. Il émet une grande quantité de particules fines, ainsi que des gaz toxiques, et réduit le pouvoir calorifique, c'est-à-dire la quantité d’énergie contenue dans le bois.


Bois durs (chêne) Bois tendres (résineux)
Bois totalement sec                        5 kW / kg 5.3 kW / kg
Bois sec (20% d’humidité) 3.88 kW / kg 4.12 kW / kg
Bois humide (40% d’humidité)          2.76 kW / kg 2.95 kW / kg
Bois très humide (60% d’humidité)    1.65 kW / kg 1.77 kW / kg

En d’autres termes, plus le bois est humide, plus la quantité à brûler augmente pour fournir un même niveau de chauffage, et plus la qualité de l’air se dégrade.

Il existe trois grandes familles de bois de chauffage : la bûche, la plaquette forestière et le granulé ou pellet.
La bûche traditionnelle est bon marché, mais nécessite un temps de séchage d’au moins deux ans pour atteindre un taux d’humidité inférieur ou égal à 20%, nécessaire à une bonne combustion. Il est indispensable de la stocker dans un endroit abrité et aéré.
La plaquette forestière est issue du broyage des résidus de chantiers forestiers (branches), elle est très bon marché.  Il faut environ 6 mois de séchage pour obtenir un taux d’humidité inférieur à 30%. Le stockage doit obligatoirement être fait dans un silo étanche à l’eau et bien ventilé. Il existe des plaquettes de différentes tailles, on parle de granulométrie. Pour les chauffages à alimentation automatique, la granulométrie doit être petite et sans trop de poussières.
Le granulé ou pellet: Le granulé de bois est le résultat de la compression de sciures de bois. Aucun additif chimique n’est utilisé. Le taux d’humidité est inférieur à 10%. Pour le préserver, le stockage doit se faire dans un silo étanche à l’eau et à l’air. Son pouvoir calorifique est excellent, il permet un rendement optimum et une grande autonomie. Etant le résultat d’un processus industriel, il est un peu plus coûteux que les autres formes de bois. Il reste cependant meilleur marché que le gaz ou le fioul.  Sur le même principe, il existe également des bûches reconstituées.
Pour utiliser un combustible offrant des garanties quant à l’origine du produit, son degré d’humidité, son pouvoir calorifique, plusieurs certifications s’offrent à vous :  
- pour le bois bûches « NF Bois de chauffage », « France Bois Bûche »
- pour les granulés « NF Granulés biocombustibles », « NF Granulés biocombustibles - Agro haute performance,  « Din plus », d’origine allemande, et « EN plus », européenne.     

Deux mini-guides de l’ADEME traitent de ce sujet. Ils sont disponibles sur internet : http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/14-03_7368_se_chauffer_au_bois.pdf
http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/14-05_7371_qualite-air-chauffage-bois.pdf


Pour aller plus loin, la Conseillère Info Energie de la Communauté de Communes des Deux Fleuves est à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches concernant les économies d’énergie au 01 60 73 44 00 ou sur energie@cc2f.fr.