La Brosse-Montceaux

La Brosse-Montceaux

Eglise Notre-Dame (XIIe - XIIIe et XVe siècles)

Construction romane en grès du XIIe siècle, cette église est consacrée par Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry (entre 1162 et 1170). Elle est agrandie d’une travée et dotée d’un clocher au siècle suivant. Au XVe siècle, Aymard de Poisieux, seigneur de Montceaux entreprend des travaux qui doteront le choeur d’une voûte. Ses armoiries sont visibles dans la première travée. L’intérieur recèle une cloche de bronze (fin XIIIe, début XIVe siècles),l’une des plus anciennes de la région et une huile sur bois représentant une station du chemin de croix(XIXe siècle).

Château (XVIIIe siècle)

Ce château est rebâti à l’emplacement d’une ancienne demeure féodale qui en 1466 appartient à la famille de Poisieux. Le château connaît successivement plusieurs propriétaires (la duchesse d’Etampes, Gallois de Bailleul), mais c’est à Etienne de Breuil, maître des requêtes, seigneur de la Genevraye que l’on doit l’aspect actuel du château: construit en pierre, enduit et brique, au milieu d’un immense parc, entre les anciens villages de la Brosse et de Montceaux. Il a ensuite appartenu à la famille de Paris qui l’a restauré au XIXe siècle, puis aux Oblats au XXe siècle (dans le parc, une stèle est érigée en mémoire du sacrifice héroïque des Oblats en 1944). L’ancien pavillon d’entrée se trouve de l’autre côté de la route. Propriété privée.

Stèle des Oblats

Dans cette clairière, le 24 juillet 1944, cinq hommes ont été lâchement assassinés après avoir subis de nombreuses tortures.
Au petit jour, le château de la Brosse-Montceaux, à l'époque séminaire des Oblats, est cerné par plusieurs sections de la Wehrmacht arrivées en camion. Elles sont accompagnées de la Gestapo de Melun, sous les ordres du SS Wilhem Korf.
Ce dernier ordonne aux Pères, Frères et séminaristes de se rassembler sur la pelouse à côté du château.

Les allemands ont découvert, dans un puits sitié à une centaine de mètres en contrebas (aujourd'hui derrière la stèle) des conteneurs et des parachutes... 
Le SS Wilhem Korf, pour obtenir les aveux des religieux qu'ils soupçonnent d'appartenir à la résistance va les soumettre à la question. Ceux-ci vont rester silencieux.

Les cinq Oblats vont alors être exécutés l'un après l'autre sous les yeux horrifiés du groupe des Pères et Frères en prière qui s'attendent aux aussi à être massacrés.

La tuerie s'arrête là... Les cinq morts sont jetés dans le puits.

Dans l'après-midi, les survivants sont montés dans des camions, direction Fontainebleau avant d'être transférés à Compiègne pour ensuite être dirigés le 25 août vers l'Allemagne. Ils n'y arriveront pas, les troupes de la libération empêchent ce transfert.

Le 1er septembre, les cloches sonnent la libération. L'un après l'autre, les Oblats reviennent à leur scolasticat de la Brosse-Montceaux. Ils le trouvent dévasté de fond en comble.
L'emplacement des cinq croix symbolise l'endroit où les religieux ont été exécutés. Ils sont enterrés dans le caveau des Oblats qui se trouve dans le cimetière communal.

Croix de chemin (inscrite MH 1946)

Croix en ferronnerie ancienne fixée sur un socle en pierre et fût calcaire scellé par des fers.