La Grande-Paroisse

La Grande-Paroisse

Eglise Saint-Germain (à partir du XIe siècle - édifice inscrit MH 1926)

Cette massive construction en grès, meulière et brique a été édifiée à flancde coteau sur plusieurs époques. Le clocher et la nef s’appuient sur d’épais contreforts typiquement romans. La rosace qui éclaire le choeur a été remplacée en 1957. L’intérieur recèle un sarcophage mérovingien du VIIe siècle (découvert lors de fouilles le 3 mai 1954), une Vierge à l’enfant en calcaire et plâtre du XIVe siècle, une statue en bois polychrome de Saint Germain, évêque de Paris sous le règne de Charles VII, datée du XVe siècle.

Site archéologique de Pincevent

C’était il y a environ 12000 ans, au début de l’automne...

Les premiers froids sont l’occasion du regroupement des chasseurs-cueilleurs. Ces derniers connaissent les habitudes des troupeaux de rennes, ils savent que le froid les incitent à se regrouper pour entreprendre leur migration  vers des pâturages plus verdoyants. Ils connaissent leur trajet et  savent aussi qu’ils pourront les intercepter à l’endroit où, pour poursuivre leur migration, les rennes doivent traverser la vallée, large à cet endroit, constituée de nombreux chenaux. Plusieurs familles se dirigent vers cette vallée, en un lieu qu’elles connaissent depuis des générations. Ce rassemblement a pour but de chasser le renne, en profitant du passage de grands troupeaux et d’en abattre le plus grand nombre possible afin de constituer des réserves pour affronter le long hiver.

Les Magdaléniens se rassemblaient à Pincevent, plusieurs semaines, en installant un véritable lieu résidentiel, avec des groupes de chasseurs, des femmes et des enfants. Les restes de l’habitat laissés au sol nous permettent d’estimer une trentaine de personnes, soit environ quatre familles.
C'est sur le site de Pincevent que pour la première fois, dès 1956, en Europe, ont été découverts les vestiges de campements de plein air datant de 12000 ans avant J.C (époque magdalénienne, dernière époque du Paléolithique).
Ces restes d'habitats laissés par des chasseurs de rennes sont exceptionnellement bien conservés dans l'épaisseur des dépôts d'inondation de la Seine.
Les recherches ont été dirigées à partir de 1964 et pendant plus de vingt ans par André LEROI-GOURHAN, professeur à la Sorbonne puis au Collège de France.
Il a développé, sur ce chantier, des méthodes de fouilles, d'enregistrement et d'étude tout à fait nouvelles qui ont révolutionné la recherche préhistorique.

Pincevent est devenu un site mondialement connu des spécialistes. Des professeurs et des étudiants de plus de 50 pays y ont travaillé et y travaillent encore. En effet, l'équipe du professeur LEROI-GOURHAN poursuit, aujourd'hui encore, des recherches sur ces chasseurs de rennes.

Les méthodes de fouilles développées sur ce chantier qui ont révolutionné la recherche préhistorique, sont toujours utilisées et ont été modernisées grâce, notamment, à l'apport de l'informatique et aujourd'hui de la 3D.